La Vraie Vie

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 La pharmacie

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MessageSujet: La pharmacie   Ven 23 Nov - 6:15

Silence pesant, pas un chat dans la rue déserte.
J'débarque, docs crades aux pieds, démarche vive et désarticulée, gueule en bied. Sale soirée ma grande, on t'a tout volé, le temps que j'aille pisser. Bande d'enfoiré. Ma moto, ma veste en cuir, mes munitions, ma bouffe, mon reste de cartouche, et quelques fringues que javais entassé dans une sacoche accrochée à ma Harley.Concrétement, il me reste plus grand chose sur moi, si ce n'est ce que mes poches pouvaient porter.
Et ce putain de mal de crâne qui me suivait depuis une heure, le clou de cette soirée d'enfer.
Oh ! Une pharmacie ! Les anges auraient donc entendu mes prières? Enfin, vu l'état de la façade, j'me demande soudain si c'était bien la caverne des merveilles ( c'est a dire bourrée d'aspirine pour bibi) ou bien un taudis pour les clodos du coin. Marlboro coincé entre les lippes toujours parées d'un rouge profond et flashy, je la déguste jusqu'au filtre ( malgré le goût dégueulasse, la sensas' est là ) quitte à devenir -qu'est ce qu'ils disent déjà comme connerie?- ah ouais,"stérile". Boa, m'en branle, moi et les gosses ca fait deux. Ca chouine, ca braille, ca pleurniche et ca réclame toujours quelque chose... autant avoir un mec fixe, ca serait la même.
La vitrine étant "soigneusement" défoncée, je rentre sans difficulté dans la boutique. Ca schlingue la dedans, ca pue le rat crevé.
Mes doigts tendus glissent sur les étalages, virent les produits encore stockés dessus.
Un petit accompagnement ma chérie? Ecouteurs enfoncés dans les oreilles, dans la poche du fut, mp3 sur on, et NIN commencait déjà à résonner dans le magasin.
Et les étagères volent, jouets qui valsent au grès de mes violents coups de pieds. Enervée Véra? A mort. Dégoutée surtout. Une veste à 700 euros, le reste de mes clopes, des balles qui auj' valent de l'or. Et ce gout amer au fond de ma gorge asséchée. C'est vrai ca tient... J'ai grave soif... Il vende surement pas du coca light dans ce bordel. Et puis, il nous a pas dis de foutre la merde l'Illuminé? J'vai pas le contredire le gars, à une messe pareil, tu dis amen ( et bon, il avait pas l'air trés trés baisant, et plutôt chelou même).
Je continue mon petit ménage tout en me dirigeant vers le comptoir sur lequel je saute, et me met à danser en envoyant valser les sticks à lèvre à travers la boutique.

" HOLLLAAAAAA !!!"

Bon, on était venu pour virer ce foutu marteau piqueur de ton crâne non? Allez go. Un saut, et j'me retrouve devant les caisses défoncées. Les bourrins... ils m'en ont même pas laissé...
Petit rictus, j'me balade dans les allées aux tiroirs ouvert, sans aucun doute fouillés de fond en comble. Merde, ils ont pas fauché la dernière boîte de doliprane quand même, y a mieux pour les camés du coin j'pense. Un mouvement, j'entrevois en pleins refrain de "The Hand that feeds", une ombre qui parcourt l'allée dans laquelle je m'avance. Main sur mon flingue sous mon top dissimulé, je le retire lentement, en faisant sauter la sécu', un coup, et le monstre est à terre...Un pauvre rat, dont l'ombre déformée m'avait fais penser à un chat ou une autre saloperie dans le genre.

" One shot, three points baby "
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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Re: La pharmacie   Lun 26 Nov - 20:00

"Tu t'amuses à flinguer les rats maintenant ?" C'était donc ma voix, plus ou moins familière, que la demoiselle entendit, je m'étais discrètement glissé dans les lieux. Disons plutôt qu'il est facile de profiter du bordel sonore qu'une nana décidée à trouver des médocs en cassant tout autour d'elle et en tirant un coup de feu avait provoqué.

Elle se retourne, réaction directe, pointer le flingue en ma direction. Je lève les bras et je ne bouge pas malgré la réplique amusée que je lache à ce moment là.


"C'est bon ce n'est que moi... Si tu cherches des trucs pour le crane ou tout autre, on a une réserve planquée..." Je pointe une des allées d'étagères adjacentes "Troisième étagère, celle effondrée sur le sol, tu la soulèves il y a tout en dessous."

Je ne suis pas surpris quand je la vois se diriger vers l'endroit que j'ai cité, je soupire et je baisse finalement les bras, c'est long à la force. La seule pensée qui me venait à cette instant était de savoir si elle était toujours totalement humaine ou pas. J'en déduis que oui par simple intuition, ce n'était peut-être pas le cas. Finalement une pensée bien plus vitale chasse la précédente : J'ai la dalle, et ce qu'il me faut c'est de la vraie viande. J'hésitais a retourner au champion en espérant trouver des restes comestibles ou chopper un des détenus échappés qui passerait potentiellement dans le coin.

Maintenant question bien plus logique, allait-elle réussir à soulever la lourde étagère de ferraille ? C'est un sourire qui s'affiche alors à mes lèvres ainsi qu'un leger rire.
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MessageSujet: Re: La pharmacie   Mar 27 Nov - 23:47

J'entre doucement dans la pharmacie par le même chemin que la demoiselle, en enjambant le foutoir tout à fait notable qu'elle a engendrée, bien que il y en avait déjà partout avant.

"Tiens, une revenante... ça faisait longtemps qu'on t'avait pas vu dans les parages..."

Remarque, après quelques secondes de réflexion, j'me dit que j'ai vraiment plus de notion du temps, je sais plus depuis combien temps tout ça à commencé, c'est un peu le brouillard dans ma tête... Mais bon, galanterie oblige, je me rapproche d'abord de l'étagère effondrée et la soulève violemment pour prendre un tube d'aspegic, je laisse alors retomber l'étagère et tend le tube à la demoiselle:

"Tiens, t'as d'la chance, il en reste plus des masses... Bon, j'viens de penser à un truc, et c'est bien qu'on soient au moins trois pour ça, c'est qu'on a presque plus de nourriture, et le quartier est en pénurie totale, avec tous les squatteurs du coin qui viennent piller nos planques... Faudrait qu'on se trouve un autre endroit d'approvisionnement, et j'aimerais au passage voir l'état de la zone commerciale du coté de Leclerc et Carrefour, j'espère que ça a pas été trop touché, et ça doit être par là qu'il reste le plus de truc normalement. Est-ce que ça vous tentent? J'en ai marre de rester dans le coin perso..."
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MessageSujet: Re: La pharmacie   Lun 3 Déc - 16:10

La chanson s’arrête, et c’est une voix « familière » que j’entend derrière moi. Celle de l’asiat’ que j’avais croisé au champion et qui avait eu l’droit à la même scène ultra théatrale du gars chelou. Je fais volte face, pointant machinalement mon canon dans sa direction. Léger sourire tandis que je range mon flingue dans mon futal et retire mes écouteurs dans lesquels Rob Zombie crache Dragula. Ce n’est que lui…Dommage ? On verra bien par la suite.
Sans un mot, je m’avance vers l’étagère sus nommée. Et v’là qu’une autre voix me parvient, moins connue celle là encore, quoique… J’me souviens bien de cet ado’ aux cheveux bleus. Nouveau sourire qui se dessine sur mes lippes.
Je l’observe alors soulever pour moi l’étagère. C’est sympa, j’aurais pu me casser un ongle. Un « merci » un peu étouffé sort par automatisme, et je me met alors à chercher une bouteille d’eau pour y mettre mon aspégic. Cette bouteille d’eau vitaminée fera l’affaire. Je l’ouvre et y fourre deux aspégic qui ne mettront pas beaucoup de temps avant de se fondre dans le liquide bleu turquoise. J’avale les 33 cl en une rasade tout en écoutant …. Valentin ? c’est ca ? Ouais j’crois bien.
Un rot, sonore. La classe incarnée. J’éteins mon mp3.

« J’suis partante, j’ai grave la dalle. Et ce coin commence aussi à me taper sur le système… »

Disais je ca parce que j’étais de mauvaise humeur ? Sans aucun doute. Facile pour les deux jeunes de voir que j’avais la niak, entre mon ballet dans la pharmacie, ce pauvre rat et mes sourcils constamment froncés. Ces pillards de mes deux ovaires m’ont vraiment mise en chienne.
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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Re: La pharmacie   Lun 3 Déc - 19:23

Un large soupire, je suis carrément déçu que Val aie du se penser suffisamment galant pour soulever l'étagère à la place de la nana. J'aurais aimé la voir peiner un peu, je supposais pour l'instant qu'elle n'avait rien d'intéressant, du moins je la supposais encore tout à fait humaine. Finalement je les laisse converser bien qu'indirectement je sois aussi dans la conversation, je privilégie d'abord ma propre satisfaction.

"Bien... Si vous voulez vous pouvez aller chercher des vivres. De mon coté je vais me charger de rendre ce lieu habitable, ça me parait être une bonne contrepartie... non ?" J'affiche un fin sourire quand à cette phrase, surement le seul qui fut (peut-être) un sourire marqué de bonnes intentions.

"Laissez-moi 24 heures, 24 heures pendant lesquelles vous ne devrez pas mettre le pied en ces lieux. 24 heures pendant lesquelles vous ne devrez pas chercher à me joindre et ce d'aucune façons que ça ne soit. Si vous ne respectez pas ce temps, je ne répondrais pas de mes actes" Et le sourire s'efface, pour laisser à la place un simple regard d'une neutralité inquiétante. Ce n'était pas pour faire peur, mais les moments où j'étais sérieux étaient si rares qu'en général les gens faisaient un effort pour respecter les termes, après comment réagirais-je moi-même devant une telle demande...
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MessageSujet: Re: La pharmacie   Lun 3 Déc - 23:27

Alors qu'il vient de finir son ptit coup d'intimidation, Anatole se retourne, fais un pas et se prend les pieds dans un cable. Manquant de tomber, il donne un coup de pied d'enervement dans une espece de grosse boite en fer, sous la caisse. Cela provoque un douloureux crissement metalique, qui dure bien 5 seconde,mais un fois cela arrete, un petit zonzon electrique se fait entendre. Sur le coté de la boite en metal, reliée au sol, il y a un interupteur "haut" et "bas. Anatole appuie sur haut, rien ne se passe. Mais lorqu'il appuie sur bas, la grille metallique devant la pharmacie s'abaisse dans un bruit suraigue et rouillé. Il rappuie sur haut, et la grille remonte. SOn petit sourire s'étire alors qu'il pense avoir enfin trouvé un vrai bastion. Il n'a plus qu'a s'installer.
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