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 Pharmacie (saison 2)

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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Pharmacie (saison 2)   Mar 11 Aoû - 17:24

[Pulp et test de rage inside]

Tête dans le cul pour moi ce matin, les quelques faisceaux de lumières qui passent à travers les vitres brisées de la pharmacie m'agressent et m'extirpent de cette griffe d'obsidienne qui me servait de lit. Les yeux glissant sur les murs de sang me jette un regard sympathique puis continuent leur ronde. Le sol émet un bruit de grillage écrasé sous chacun de mes pas. Pour le réveil tranquille c'est raté on dirait.
Comme si ça ne suffisait pas un poing s'abat à répétition sur le rideau de fer provoquant un boucan d'enfer.

"Hé oh, Y'a quelqu'un ?" -hurle le nouvel arrivant

Putain je suis pas encore sourd et c'est en pestant un "oui oui, j'arrive" que je me déplace vers l'entrée pour vérifier qui est donc ce futur intrus. Les yeux muraux se referment et semblent se fondre au mélange dément de pierre et de chair qui compose le revêtement des murs. Le gars, un blondinet recouvert de boue (comme tout le monde dans le coin de toute façon) essaie de scruter l'intérieur de là d'où il est. J'approche.

-"C'est pour quoi ?"
-"YES ! j'suis trop content de voir quelqu'un ! J'aurais besoin de quelques médicaments j'ai un sacré mal de tête et j'ai ma meuf qu'à une sale grippe."
-"..."


Devant l'ignorance complète que je lui accorde, il ne semble pas réagir aux premiers abords. Je repars comme si de rien n'était.

-"Attends ! J'ai de quoi te payer... Enfin on peut troquer ?"

Aucune réponse ne parvient à ses oreilles alors qu'il ne peut déjà plus m'apercevoir. Réflexe logique, il se remet à frapper de toutes ses forces contre la grille qui ne cédera pas. Alors qu'il tombe à genoux grommelant je ne sais quelle infamie de djeun's, le rideau de fer se relève. Je ne suis pas si méchant...

"YES ! cimer poto moi c'est Rudy !" le jeune blond se rue à l'intérieur. Un ancien lycéen lui... genre rugbyman, j'avais jamais eu affaire à lui mais ça avait typiquement l'air du gros lourd. Un peu con mais sûrement gentil vu qu'il promettait déjà de me filer de la tune et du matos et d'autres choses sûrement tout autant géniales.

Il se stoppe net et j'aperçois quelques gouttes de sueur couler le long de son gros front. Les yeux le regardent et il est stupéfait devant celui qui lui fait face, clignant incessamment.

-"Fais pas attention au bordel, ça surprend toujours un peu au départ"

Remarque j'en savais rien, ce lieu était devenu mon antre et il était ce que je voulais qu'il soit. C'était un peu glauque au début, mais je m'y étais fait et c'était vraiment sympa maintenant. Mais comme il ne bougeait toujours pas, je clos mes yeux et les globes oculaires disparurent, dissipés subitement : POF !

-"Qu'est-ce... qu'est-ce que c'était ?" encore en train de reprendre son souffle devant une telle perte de santé mentale, le voilà qui s'intéresse à des choses qu'il ne comprendrais pas.

-"Tu dois avoir un bon mal de tête, je ne vois pas de quoi tu parles..."

Il ferme les yeux pendant quelques bonnes secondes et les réouvre. Il pousse un soupire de soulagement, les yeux ont vraiment disparus et les murs, même s'ils sont trop sombres, n'ont plus leur texture charnel.

-"J'ai du délirer... avec tout ce qui s'est passé... Je peux te taxer du paracétamol ?" Il s'éponge le front avec les manches de son polo blanc rayé de bleu clair. Hideux.

-"Moui, je vais te chercher ça. Il te faut autre chose ?"
-"Bah... ouais une grosse dose en fait et puis des machins contre la grippe"
-"J'suis pas ph..."

Nan j'sens que si je dis ça il va me gonfler pendant un bon moment, autant utiliser la tactique placébo, je lui file son paracétamol et deux-trois trucs qu'ont un nom sympa genre "Xanax", "Buratol" et pis ça l'fera bien. Je trifouille quelques minutes et reviens avec les précieuses boites.

-"Voilà... mais où il est passé le boulet ?"

Et le revoilà en marche-arrière toujours flippé, les yeux se sont réouverts et le scrutent qui plus est, mon trône en forme de griffe à aussi fait son effet. Chier.

-"Putain, mais t'es un taré ! ça pue la merde ici, j'prends les médocs et j'me casse Chinetoque"

Il m'arrache les paquets des mains mais à peine fait-il un pas que mon pied droit s'abat sur son visage dans un monstrueux mouvement circulaire lui faisant perdre l'équilibre et lâcher les médicaments. Les yeux sont mauvais et le regardent d'un air sévère, mon corps s'engouffre dans l'espace libre entre nos deux corps et même si Rudy à la constitution nécessaire de ne pas être tombé par le coup précédent, il est à peine rétablit qu'un coup de poing direct lui atterrit dans le bide.
Mes yeux sont injectés de sang, je ne comprends pas comment mon corps se déplace avec fluidité et frappe avec violence sans la moindre hésitation mais mon sang brûle.

Une châtaigne violente m'atteint au visage. Peut-être l'avais-je sous-estimé, même s'il ne tient actuellement que vaguement debout. Pourtant a peine mon visage fut-il dévié par le coup que mon pied lui atteint les côtes. Aucune douleur ne me parvient. Par contre lui échappe un sale hurlement et s'énerve fort, le voici qui me donne un coup de latte au niveau de ma cuisse gauche. Faible. Au Taekwondo on frappe beaucoup plus fort et dans ma forme olympique je n'ai pas le temps de réfléchir que ma jambe droite se lève et s'apprête à lui écraser la tête tel un marteau. Contre toute attente, il arrive à parer et me charge dessus, me reversant.

Il souffle de fatigue et se retourne pour continuer le combat, je suis déjà debout. Côtes droites, épaule gauche, tête. La violence des coups de pied le font se plier à la gravité mais il n'aura pas finit de tomber qu'un coup de genou l'atteint aléatoirement néanmoins violemment dans le ventre. Il s'écroule sur le dos et ne trouve pas la force de se relever.

"A...Attends..." Ses yeux sont écarquillés quand il se rend compte du regard meurtrier qui habite mes yeux et de l'allure générale mauvaise que j'exalte.

Le marteau s'abat sur son crâne, sa dépouille K.O est écrasée contre les murs qui se repaient de son sang. Enfin la carcasse ensanglantée est jetée dehors en plein milieu de la place.

La fureur se stoppe. Mon pied droit est lourd de sang et mes poings qui n'ont pourtant pas frappé suffisamment sont eux aussi ensanglantés. Les seuls détails qui me font penser que je suis encore humain sont mon nez et mes lèvres qui s'ils saignent sont dûs à un coup, la douleur parvient enfin à mon corps, je m'effondre à genoux devant la pharmacie mes mains receuillent ma tête et quelques larmes les réchauffent.
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Zack
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Mer 12 Aoû - 1:03

Le vent s'engouffrait dans ses plumes et Zack se sentit heureux pour la première fois depuis son départ forcé du Paradis. Aucun souvenir de toutes ces chutes et ces blessures fréquentes lors de sa mission précédente, aucune appréhension quant à l'atterrissage: juste le plaisir. Le plaisir de confondre l'ébène de son regard avec l'immensité du ciel, la sensation de l'air s'immisçant dans ses ailes majestueusement déployées et cette incommensurable paix que rien ni personne n'aurait su précisément décrire...

Un relent de peur soudain vient saisir ce coeur innocent en un sursaut effroyable. Ne sont-ce point là de ces plaisirs coupables, si durement condamnés par les siens? Oh, ce fut certes généreux de lui faire oublier son crime mais si seulement il ne craignait pas tant de les décevoir à nouveau...!

C'est avec tristesse qu'il contemple le paysage sans pouvoir jouir même de cette simple vue. De la même façon que la barque suit les revirements tumultueux de l'onde, les lèvres fines de l'ange s'étirent en un sourire discret mais néanmoins radieux. Comment ce monde aux vertes étendues végétales pourrait-il contenir quelque souillure alors que la main même de Dieu forgea ces vallons et ces montagnes? De la même façon que l'envoyé des cieux se représente le Seigneur insufflant la vie dans cette terre fertile renaît l'espoir en cette carcasse fragilisée. La foi. La foi peu seule sauver les hommes et le monde!

Un instant il s'émerveille de sentir (sentir! quel verbe admirable!) l'herbe sous ses pieds. Un frisson le parcourt dans le même temps que sa silhouette se fige en une stupeur au grotesque amoindri par cette aura évanescente de grâce et de fragilité. Avec circonspection, le voici levant lentement la jambe, examinant au-dedans de lui-même les sensations que ce geste pouvait procurer. Mécanique complexe, rouages d'un corps mystérieux, un frémissement à nouveau. Tout cela est trop... trop grand, trop inattendu.

Son attention se fixe sur l'herbe à nouveau. Plaisir coupable... c'était donc cela! Il se sent tiraillé entre le bonheur de toucher (toucher, vous rendez-vous compte?!) l'oeuvre même de Jahvé, et le remord de lui, pauvre petit être insignifiant... non pire! Lui, le pécheur, de modifier la courbe naturelle de ne serait-ce qu'une brindille. Ciel, que faire?!

Le pied levé, le regard vague, Zack se laissait traverser par ces premières impressions et les réflexions qui leur sont inhérentes. Il respire. Vertige. Il respire et ce sont milles odeurs nouvelles qui assaillent son odorat quasiment inexploité. Comment donc séparer et reconnaître ces saveurs? Les promesses lointaines d'un monde pourtant juste sous ses pieds fait soudain prendre conscience au céleste émissaire de l'étendue de son ignorance. Et toujours cette peur, comme une ligne de basse tissant les tréfonds harmoniques de sa nouvelle mentalité qui devait sans cesse être marquée par cette crainte de faillir à nouveau. Un mouvement impulsif, un rejet brusque de cette réalité qu'il ne voulait pas connaître par effroi à l'idée de se damner. Pourtant...

Pourtant il y avait bien quelques passages dans la Bible qui disaient que les plus hautes récompenses ne sont accordées qu'en mérite des plus grandes souffrances. Son coeur, son âme devraient rester purs, qu'importent les tentations auxquelles serait soumis ce corps qui avait déjà succombé. Et si c'était son corps seulement qui avait été préservé? Non... Non! Comment pouvait-on douter du Seigneur? Non, le doute est l'instrument du Diable, il fallait cesser avec toutes ces questions...



Le béton avait une saveur différente pour sa voûte plantaire, par trop sensible d'avoir été préservée. Etait-ce là également une invention de Dieu? Il n'avait jamais entendu mentionner de sol de ce genre... attendez! L'enfer!!! Non, impossible, ce ne pouvait pas être l'Enfer! Mais ces tracés sombres et sinueux comme des coulées de lave... Où suis-je tombé?! Tombé, comme le mot convenait bien! Tu as chu et semblable à tes anciens frères tu devras recouvrer la promesse d'un avenir meilleur à la sueur de ton front. Fol inconscient qui aurait pu rester insouciant et heureux, te voici puni; si seulement tu savais pourquoi...


Le regard vide, le cerveau hagard, il marche. Avance-t-il réellement ou se contente-t-il de suivre ce qu'il s'illusionne, le fou, une éruption des tréfonds de l'Enfer? Et ces vers lui reviennent en mémoire:

Spoiler:
 


Chasse ces pensées, le doute est engendré par le Diable. Ces anges qui te commandent se sont hissé à leur actuelle position par la grâce de maintes bonnes actions. Pas de mensonges pour entacher leur parole et ternir leurs ailes d'un blanc si pur. Dieu est grand, Dieu est bon: il ne permettrait pas que l'on t'envoie sous cette forme pour devenir la risée de l'engeance infernale.

Il tourne en rond. Enfermé dans cette psyché qui le retient prisonnier, sans armes face à ces questions inlassables, son front lumineux se barre d'un pli soucieux. Il faut tenir le siège! Oui, mais comment?

Des maisons. C'est donc cela une maison? A l'intérieur, la chaleur d'un foyer, une femme, un époux, des enfants... Comment pourrait-il donc se trouver dans les contrées de Lucifer? Oh, merci mon Dieu! Je suis bien sur Terre! Et s'il faut combattre Satan, je serai encore et toujours à vos côtés.


Il cligne des yeux. Il y a un homme à terre. Il tourne la tête. Un homme pleure. Pendant un infime instant subsiste le risque que ce délire recommence mais... mais la nature même de Zack l'empêche de se poser la moindre question alors qu'il s'agenouille près du défunt, posant ses blanches mains sur ce torse ravagé. Et tandis que le bas de sa toge s'ensanglante, il se souvient qu'il ne peut désormais plus rien pour les morts.

"Je suis navré, je ne pourrai pas le ramener. Tout ira bien?"

La voix est fluette, presque ténue, mais d'une étrange chaleur. C'est qu'il pense s'adresser au frère du défunt...
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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Mer 12 Aoû - 2:55

"Je suis navré, je ne pourrai pas le ramener. Tout ira bien?"

Je relève la tête et pose mes yeux rouges d'avoir violenté, rouge d'avoir trop pleuré sur cet être sorti de nulle part qui commence à s'intéresser d'une affaire qui ne le concerne point. Je cligne des yeux, un hurluberlu pareil ça n'arrive pas tous les jours vêtu d'une simple toge comme provenant d'un autre temps. Et avec ça une paire d'ailes s'il vous plait ! Bon ça j'ai un peu l'habitude, les cosplay et tout ça et vu le nombre de tarés qui se promènent dans les rues apocalyptiques de Vierzon même ça ne l'étonnais pas.

"Oh et bien..., j'essuie mes larmes d'un geste rapide, quelqu'un capable de ramener les morts ne serait qu'un nécromancien et j'avoue ne pas adhérer à des méthodes de pensée si morbides. Mais c'est gentil d'avoir essayé"

Toujours brosser dans le sens du poil, pas vraiment envie de me prendre la tête avec un fan de déguisement, réussi ceci dit. Mais bon, ce geste de sociabilité me touche et je ne peux pas le laisser dehors dans ce paysage détruit. Bitume ? De véritables gravas oui.
Je me relève avec un peu d'efforts et hop un petit dépoussiérage.

"Tu veux peut-être quelque chose à manger ou à boire ? Je ne peux pas te promettre d'antidépresseurs mais au pire les soins basiques ça peut se faire"

Et c'est moi qui dit ça, alors que j'ai quand même bien mal. Je me dirige vers la pharmacie à pas tranquilles laissant trainer ici le cadavre faisant un simple signe au nouvel arrivant de suivre la marche.

"T'inquiéte pas, certaines personnes ne méritent pas de sépulture et il faut que chaque être puisse se nourrir : Les corbeaux et les vers vont festoyer ce soir"


Dernière édition par Anatole Kim-Seong le Ven 11 Sep - 16:57, édité 1 fois
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Mike Rowe
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Ven 14 Aoû - 15:09

Mike rentrait chez lui quand il vit ces personnes en discussion,

Il utilisa son scanner et il eut une réponse :

Code:
-Influence sporadique du spectre MK-KARKOS : TRACES
-Dérivation schizoïde du tissu KARKOS : NEGATIF
-Influence d'onde DGT : TRACES
-Influence d'onde schizoïde de catégorie M : NEGATIF
-Influence d'élément(s) JHV incontrôlé(s): TRACES

Il utilisa son emmeteur pour demander que faire des personnes ici, dont une à terre.

Étant à quelques mètres d'eux planqué derrière une ruine. Il attends avec impatience la réponse.
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Zack
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Ven 14 Aoû - 22:55

"Quel que soit son crime, personne n'a le droit de juger ce pécheur en dehors du Seigneur. De lui seul dépend à présent le destin de cet homme; notre seul devoir est donner une digne sépulture à sa dépouille désincarnée."

Quel étrange contraste que ce ton grave pour une voix si frêle et une silhouette si menue! Sans même prendre garde aux traînées carmines maculant le bas de son vêtement, l'ange suit son hôte improvisé et enchaîne soudainement:

"Je ne puis vous forcer à me prêter secours dans cette tâche, mais si seulement vous aviez une pelle et un peu d'eau..."

Impossible sans cela de continuer sa route. Le regard clair et l'expression transcendée, voici brusquement le volatile redescendu sur Terre pour demander, ingénu:

"Que sont des antidépresseurs?"

Et de s'apercevoir tout aussi spontanément que le tissu traînant sur ses pieds semble spongieux sous l'effet du sang. Curieux. Curieux mais intéressant...
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Mike Rowe
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Sam 15 Aoû - 15:40

Mike se mit à réfléchir :

"Du sang ... par terre ..."

Il reconnu bien ce précieux liquide rouge parfois bordeaux. Que fallait-il faire ? La tour ne donnait pas de signe de vie. Et il était encore une fois face au paranormal. L'espoir ne s'en était pas allé, mais la logique oui.

Instinctivement, il sorti son arme et se mit à hurler :

"PAS UN GESTE ! F.B.I. !"

La stature de l'homme ne laissait paraître aucune émotion, sinon de la détermination. L'homme de marbre en costume cravate noir. L'homme à la main de fer dans un gant de velours. Toute la volupté et le paradoxe étaient là.

Il esquissa un sourire maniaque, et avança avec son arme.
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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Dim 16 Aoû - 0:14

"Même le seigneur ne te permettra pas de creuser dans le bitume. Le temps que tu perds ici à offrir une sépulture à un pêcheur qui a payé pour ses crimes c'est du temps indisponibles à sauver des âmes pieuses bien vivantes"

Anatole voyait à peu près quel genre de personne pouvait être son interlocuteur, enfin le style pas la nature, et il préféra jouer sur le même terrain quitte à raconter n'importe quoi que d'aller dans l'opposé total en lui annonçant que Dieu n'avait pas tant de pouvoir sur Terre.

"Je dois pouvoir te trouver un peu d'eau si tu me suis, ça c'est quelque chose de simple mais je doute fort qu'elle ne soit bénite... j'ai d'énormes doutes là-dessus... Pour les antidépresseurs c'est pareil, je t'expliquerais à l'intérieur"

Et il continua sa route au rythme des *sprotchs* sanglants de son pantalon, il était à même pas un mètre de l'entrée quand une voix provient d'il ne sait où.
"PAS UN GESTE, FBI !"
Une mauvaise blague sans doute tant et si bien qu'il ne dévie même pas son regard pour observer d'où provenait cette interjection. Il s'engouffrait déjà dans la pharmacie alors que Zack lui était encore devant et aurait sûrement à plus se soucier de la menace. Encore que finalement devant l'air "simple" de son interlocuteur, Anatole doutait que Zack ne comprenne quoi que ce soit au concept du FBI. Mais bon qu'est-ce que le FBI fabriquerait dans le coin.
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Fernand Légion
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MessageSujet: et là...   Ven 21 Aoû - 14:07

dans la confusion générale, Fernand pousse la porte vitrée de la pharmacie qui fait bling avec le plus grand naturel. Fernand est torse nu et couvert de sang, il tient une hache d'incendie à la main, l'autre main a étalé du sang sur la porte en la poussant. Il a l'air fatigué et aussi surpris que le petite foule hétéroclite qui panique dans la pharmacie, il n'en fait pas tomber sa cigarette pour autant.

-"Faites pas attention à moi, je prend du sparadrap, des manix et de l'héxomédine et je m'en vais."

Le fait que le grand mec en costard essaye tant bien que mal de maintenir tout le monde en joug de son arme n'a pas l'air de déranger Fernand qui trifouille maintenant dans les étagères, foutant la moitié des trucs par terre dans le mouvement. Deux filles identiques semblent l'attendre dehors, piétinant, exaspérées.
Le mec en costard, sans cesser de menacer l'asiat (qui a l'air de s'en foutre) et l'espèce de shota (qui a l'air perdu mais pas appeuré) de l'équivalent balistique d'un hummer en région Parisienne, se tourne vers Fernand et letement, un air de panique menaçante dans le regard, dit: "èèèèèèèffe biiiiiiiiiiii aaaaaaille...."

Fernand s'interrompt dans sa mise à sac (sans sac) et tourne lentement sa tête vers le Mulder wanabe; un profond ahurissement se lit sur son visage laissant rapidement place à un amusement certain. Dehors les deux jumelle semble paniquer en voyant le changement de posture de Fernand...
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Zack
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Sam 22 Aoû - 19:07

Malgré toute sa bonne volonté, Zack fit un geste. A savoir qu'il tomba. Dans les pommes; qu'il n'y avait pas. Les mauvaises langues seraient tentées de dire que son cerveau lobotomisé crasha sous la pression exercée par l'afflux d'informations non décodées ou que monsieur souffrait de psychasthénie mais la vérité est loin de ces racontars de psychologue de foire.

Reprenons.

Bitume = bug; réflexion (interrompue par l'arrivée du grand bonhomme en costard) sur la réplique de son interlocuteur = re-bug; F.B.I = ... (allez, je vous laisse deviner);

Je suppose que vous vous attendez tous à ce que les termes "sparadrap, manix et héxomédine" (dont même moi ignorait le nom et jusqu'à l'utilité) aient fini de faire tourner la tête de ce cher angelot mieux qu'aucun calva. Loupé.

C'est au moment où un drôle d'adolescent passa près de lui pour entrer dans la pharmacie qu'il sentit ses tripes se nouer, un début de haut le coeur soulever ses poumons et surtout que le sang cogna plus fort qu'il ne l'avait jamais fait contre ses blanches tempes, fluctuant jusqu'aux moindres confins de son corps en un instant _intolérable instant_ de conscience par trop aigüe de son enveloppe, de son "être"...de lui. Trou noir.
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Anatole Kim-Seong
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Ven 11 Sep - 16:57

Des yeux tout ronds quand Anatole observe la scène... Faut dire que c'est non seulement un sacré bordel mais surtout une scène pas croyable et à la limite du ridicule. L'asiatique suit des yeux le punk à la hache non sans se décaler pour pouvoir apercevoir les deux jumelles à l'extérieur au passage.

"Tiens... Salut Legion,
Si tu cherches des trucs un peu plus efficaces que les medoc' ici j'entrefous tout dans l'espèce de frigo dans l'arrière-salle. Parce qu'en plus y'a des trucs qui doivent être perimé"


Et il reprend sa marche pour aller chercher une sorte de torchon qu'il imbibe plus ou moins soigneusement d'eau (c'est à dire en le balançant dans l'évier des toilettes pendant que l'eau coule à fond) puis revient dans la salle attendant une réponse que ce soit par la parole ou par les actes, se dirigeant vers le gosse allongé au sol.

"Rien d'nouveau sinon ? T'aurais pas un ptit boulot, j'me fais un peu chier dans l'coin pour être franc"

Le torchon se fait essoré, et une pluie d'eau relativement calcaire arrose avec douceur le visage du jeune homme dans les vapes. Anatole n'avait jamais été doué en premiers secours...
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Fernand Légion
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Sam 12 Sep - 3:08

Fernand a quitté son expression goguenarde habituelle et le résultat fait froid dans le dos. L'asiate essore une serpillère dans la tronche du shota. Fernand lève une main sans dire un mot, le message est cependant sans équivoque. L'asiate hausse les épaules et fait deux pas en arrière en croisant les bras. Les Jumelles entrent paniquées dans la pharmacie.

-"Un problème patron ?
-Rien qui vous concerne, prenez le stuff et apportez le aux teufeurs au bivouac. le reste je m'en occupe."

En se penchant pour le ramasser, Fernand se rend compte que le garçonnet s'est ouvert le bras, c'est pas grave mais ça saigne pas mal. en voyant le sang s'étaler sur le carrelage blanc, l'asiate lève un sourcil. Fernand interrompt les jumelles dans leur départ précipité.

"Caducea, passe moi un torchon ou un truc, je vais faire un bandage..."
La plus blonde des jumelle est parfaitement estomaquée par ces paroles. Après quelque secondes d'hébétude elle entreprend de déchirer une bande du bas de son débardeur. Fernand en fait un bandage de fortune, comme à son habitude, avec une parfaite maîtrise là où personne ne l'attend. une fois fini, il se relève, essuie ses mains pleines de sang sur son jean et se tourne vers les sœurs qui ont maintenant l'air complètement perdues.
"hé ben quoi ? j'ai une bite sur le front ou quoi ? emmenez le au bivouac, je vous suis avec les médocs."
Elles se saisissent du gamin blond et l'emporte sans délicatesse à l'extérieur.
L'asiate est toujours là les bras croisés, planté comme un radis jaune.

"Il s'est passé quoi au juste ?
-Si je te dis que je pense que c'était une résonance qlipothique de Yesod, ça va rien te dire pas vrai ? Bon et niveau mission, j'ai rien de précis à te proposer, si j'ai pactisé avec toi c'est avant tout pour glorifier un potentiel de créativité et d'ambition. Le monde tombe en ruine, les cités gisent en poussière et toi tu dis que tu te fais chier ? hé ben sort toi les doigts du cul et rend le monde plus intéressant !"

Fernand n'est visiblement pas d'humeur. Anatole reste stoïque bien que le regard de Fernand lui ai donné l'impression de perdre un morceau de son âme dans les abysses.
Il s'interroge "et maintenant quoi ?"
à ce moment précis alors qu'il matte nonchalamment à travers la vitrine les jumelles portant tant bien que mal le shota, il aperçoit un détail qui le chiffonne en premier lieu puis qui lui donne à réfléchir sérieusement jusqu'à ce qu'il arbore un sourire carnassier : la courbe délicieuse du ventre plat de squale d'une des jumelles apparait sous son débardeur déchiré, et on peut donc voir ses abdominaux parfaitement dessinés, son tatouage de serpent avalant un rat, et étrangement, pas de nombril, une bande de peau délicieusement lisse s'étend effrontément à sa place.
Anatole se dit que ça va ptèt le faire finalement...
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MessageSujet: Re: Pharmacie (saison 2)   Mar 15 Sep - 2:20

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